La Peinture Orientale et ses Secrets

Qu’elle soit arabo-musulmane, indienne, chinoise ou japonaise, la peinture orientale a contribué au rayonnement de la culture qui l’a créé. Symbole de la grandeur de l’Orient et de ses civilisations, elle est réputée dans le monde entier. Preuve de la reconnaissance qu’ont les peuples européens pour celles-ci, un mouvement orientaliste est né au XVIIIe siècle. Sa raison d’être est l’amour porté par les habitants de nos pays aux cultures orientales. Cela a entraîné une reprise de leurs codes et de leurs styles de peinture au sein même des écoles françaises. Ce mouvement artistique connaît son apogée au XIXe siècle et prend fin dès l'après seconde guerre mondiale.

Dans notre article, vous trouverez des descriptions des quatre principales cultures picturales d'Orient. Vous y découvrirez les caractéristiques et secret de chacune. Alors, venez nous laisser un commentaire en bas de page pour nous dire ce que vous en pensez !

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La peinture orientale | Chinoise

En Chine, le troisième art est considéré comme l'un des plus importants, notamment grâce à la culture de la calligraphie. La peinture chinoise trouve ses origines dans l’antiquité. Cependant, d’après la tradition, ce n’est qu’au premier siècle après Jésus Christ qu’est reconnue son commencement. En effet, dans la culture chinoise est admis que c'est l’introduction du bouddhisme qui est à l’origine son arrivée sur le sous-continent.

calligraphie chinoise

Le premier des grands peintres attendra l'arrivée du IIIe siècle, il s’agit de Tsao Fou-King. Il a réalisé de multiples peintures de célèbres temples bouddhistes. Son talent principal était l’illustration de dragons légendaires.

Au IVe siècle, c’est le maître Kou K’aitche qui sort du lot parmi les autres artistes chinois. L’une de ses œuvres est actuellement détenue par le British Museum de Londres. À la même époque, on recense également Tchang Sang-Yeou. Il s’agit d’un peintre de scènes bouddhistes qui réalisa de nombreuses peintures pour le compte de l’empereur Wou-Ti, issu de la dynastie des Han occidentaux.

Puis vint l’âge d’or du troisième art chinois avec l’ascension au pouvoir de la dynastie T’ang. C’est à cette époque que se démarqua Wou Tao-Tseu, grand peintre bouddhique. Son talent fleurit malgré la division des écoles de peinture entre Nord et Sud. Ses œuvres les plus marquantes sont des illustrations représentant la déesse Kuan-yin.

Après ce premier millénaire vint le tour de la seconde dynastie, et avec elle un grand nombre de peintres de talent. Né en l’an 1020, on trouve Huo Hsi qui est célèbre pour ses paysages, ainsi que Mi Fei, Mou K’i, Hia Kouei ou encore Li Long-Mien. Puis, l'art chinois se révèle au grand jour sous les dynasties Ming et Ts’ing. Nombre d’artistes exceptionnels naissent ainsi dans différents genres picturaux : les portraits, les paysages, les fleurs ou encore les oiseaux. Fidèles à leur culture, les talents sont divisés en écoles. Ils pratiquent une mise en toile des principes et des traditions chinoises.

Puis, dès la fin de cette ère, c’est l’art et la peinture japonaise qui vont sublimer l’Orient. Le Japon va ensuite régner en maître sur le troisième art à partir du XVIIe siècle.

La peinture orientale | Japonaise

Malgré les rivalités avec son voisin chinois, c’est bien de sa culture que naquit l’origine de la peinture japonaise. On attribue généralement ces liens au pont intermédiaire qu’a joué la Corée. Cependant, c’est bien la culture ancestrale nippone qui a donné aux œuvres du pays du soleil levant cet attrait unique. Réel œuvre artistique mondialement connue, le kakémono est un dessin qui a vocation à être accroché au mur tel un tableau. L’histoire de la peinture japonaise se compose de huit grandes périodes artistiques, appelées Écoles, chacune possédant ses particularités propres.

peinture japonaise

L’école bouddhique

Elle fut introduite dès le VIe siècle par des pèlerins bouddhistes venus du continent. Le plus connu d’entre eux est Kosa Kanoaka, peintre qui réalisa un nombre de toiles minime. Né au IXe siècle, il est considéré comme le représentant nippon de l’art de peindre.

L’école Tosa

Elle remonte au XIIIe siècle, avec la création de l’art spécifique de la région de Tosa. Le peintre le plus célèbre issu de cette école artistique est Tsunekata. Il s’agit d'un patrimoine artistique nippon généralement cité comme exemple car totalement patriotique.

L’école Chinoise

Elle date du XVe siècle, suite aux créations artistiques du célèbre Sesshiu, né en 1420. Venu du continent chinois, il y a réalisé ces études d’art. Il est particulièrement renommé pour ses œuvres issues de l’école chinoise, mais également pour avoir éduqué certains artistes de la suivante, l’école Kano.

L’école Kano

Fondée lors du XVe siècle, elle est la descendante de l’école chinoise. En effet, son fondateur fut Kano Masanobu, peintre éduqué à l’art par Sesshiu. Dans un premier temps régie par les codes de peinture chinoise, cette école prit ensuite un virage patriotique avec les artistes Morinobu et Tanyu.

L’école Korin

Elle tire ses origines au XVIIe siècle. Les principaux peintres de cette époque furent bien évidement Krin, mais aussi Kenzan et Hoitsu, tous étudiants auprès du grand Sumiyoshi Hirozoumi.

L’école Shijo

Elle provient de la région de Kyoto, et plus particulièrement du quartier où vivait Okyo Maruyama. Elle fut nommée ainsi d’après le quartier où il résidait. Cette école est la première de l’île a être considérée comme naturaliste.

L’école Toba

Elle fut créé au cour du XIIe siècle par le célèbre Toba no Sôjô. Cependant elle n'atteint l'apogée de sa reconnaissance qu'au XVIIe siècle, grâce aux peintres Ippo et Hanabusa. Elle a mis en lumière l'art de la caricature nippone.

L’école Ukiyo-ye

Il s'agit d'une école de peinture réaliste, rendue très populaire par Iwasa Matahei dès le début du XVIIe siècle. Elle se divise en trois périodes qui disposent chacune de leur particularités propres : début XVIIIe, fin XVIIIe et XIXe siècle.

La peinture orientale | Arabo-musulmane

La peinture dite arabo-musulmane tire ses origines dans des recueils de discussion du prophète Mahomet. Il ne s’agit non pas de textes issus du Coran mais réalisés par certains de ces disciples. Règle stricte de la peinture musulmane, les représentations d’êtres vivants sont interdites. Cependant, l’art a parfois contourné les directives de Mahomet (art Turque ou Pensan). Cela a donc engendré un style artistique unique car non figuratif : la calligraphie et les arabesques.

La peinture arabe s’inspira grandement l’art byzantin. Les artistes prirent exemple sur d’autres, venus de Grèce ou de Constantinople. Les types et styles de représentations qu'ils ont réalisé sont nombreux. On recense aujourd’hui des illustrations du prophète, de chefs de guerre, de califes, de scènes de l’ancien testament ou encore d’autres artistes connus. Ils mirent notamment leur art à la disposition d’artisans pour produire des œuvres sur soie, velours et tapis. Là encore, des illustration diverses virent le jour. Parmi elles, on compte des scènes de fête, telles des danses, des chasses, des dîners ou encore des combats. C’est au Xe siècle que naquirent le plus grand nombre de peintres, parmi eux Kasir ou encore Ibn-Aziz.

L’amour porté par les arabo-musulman au troisième art est certain. Un musée populaire situé à Samarcande recense un nombre important de ces œuvres ancestrales. Venues de Badgag ou de Perse, elles font la fierté de la culture musulmane. Malheureusement, beaucoup d’œuvres furent perdues au cour des siècles. Il ne reste aujourd’hui principalement que quelques manuscrits décorés de peintures traditionnelles.

La peinture orientale | Indienne

Art considéré comme l’un des principaux en Inde, la peinture fut conservée et admirée depuis des millénaires. En effet, certaines formes d'art retrouvées datent de près de 28.000 ans avant notre ère. Son apogée en ces lieux est attribuée au bouddhisme. Tout comme dans l’art japonais, on distingue ici plusieurs écoles. Les œuvres sont également réalisées à même les bâtiments et palais traditionnels. Les différents genres picturaux tels que les portraits ou les scènes religieuses, notamment en fresques, sont représentés et admirés.

Parmi le style le plus populaire, on distingue l'art du mandala. Très populaire dans l'Occident actuel, c'est au coeur de l'Inde qu'il trouve racine dès le premier siècle après Jésus Christ. Il s'agit d'illustrations servant à la méditation et à la communication avec les dieux.

Tout comme dans nos grottes européennes, la peinture indienne commence à la préhistoire. Comme dit précédemment, les premières traces retrouvées datent d'il y a environ 30.000 ans. Les chercheurs ont dénombrées un nombre important de ces arts primitifs sur le site de Bhimbetka.

Popularisée par des films et des documentaires, la peinture corporelle est également bien connue de nos contrées. Elle fut utilisée il y a fort longtemps en Inde, comme le font actuellement certaines tribus africaines. Son utilisation était réputée, notamment en tant de guerre ou pour la chasse. En effet, sa fonction principale 


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